Accompagnement des Troubles du Comportement Alimentaire (TCA)

Depuis plusieurs années, j’accompagne des personnes souffrant de troubles du comportement alimentaire — anorexie, boulimie, hyperphagie, troubles mixtes — que ce soit en séances individuelles ou en ateliers de groupe.
Mon travail s’inscrit notamment dans une collaboration étroite avec la Clinique Jouvence Nutrition, où j’anime régulièrement des groupes d’art-thérapie destinés aux patientes et patients hospitalisés.

Au fil du temps, j’ai reçu beaucoup d’adultes mais aussi de jeunes filles, d’enfants et d’adolescentes, dont les symptômes s’inscrivent dans la dynamique des TCA, souvent accompagnés d’une forte hypersensibilité, d’une anxiété élevée, ou d’un rapport complexe au corps et à l’image de soi.


Ma manière de travailler avec les personnes souffrant de TCA

L’art-thérapie offre un espace où le langage symbolique, la création et le geste viennent mettre en mouvement ce qui, souvent, est figé :

  • le rapport au corps,
  • la peur de sentir,
  • la difficulté à exister,
  • la honte,
  • ou le contrôle extrême qui protège mais enferme.

J’utilise la médiation artistique pour permettre :

  • une sécurisation émotionnelle,
  • un accueil sensible de l’hypersensibilité,
  • une reconnexion progressive au corps,
  • une réhabilitation de l’élan créatif,
  • et une mise en forme de l’indicible, là où les mots sont trop lourds, trop difficiles, ou trop absents.

Au fil des années, j’ai développé une approche fine et précise de ces problématiques : je connais leurs nuances, leurs paradoxes, la fragilité particulière des états internes, mais aussi leur immense potentiel de transformation lorsque l’espace thérapeutique devient un lieu de respiration.


Pour qui ?

  • Adultes souffrant de troubles alimentaires
  • Adolescents et pré-adolescents
  • Enfants présentant des difficultés autour du corps, de l’image, du contrôle, de l’alimentation
  • Personnes hypersensibles ou ayant une relation douloureuse à leur corps

Chaque accompagnement est pensé sur mesure, selon le rythme, les ressources et l’histoire de chacun.


Pourquoi l’art-thérapie ?

Parce que les TCA sont avant tout des troubles de l’image et du rapport à soi, l’art-thérapie est un moyen particulièrement juste :
elle donne à la personne un espace pour se percevoir autrement, sans jugement, sans injonction, sans discours normatif.
L’œuvre devient le support d’un mouvement intérieur possible : ce qui est trop menaçant à dire peut être dessiné, modelé, écrit, mis en couleur ou en forme.

Les bienfaits des ateliers d’écriture en art-thérapie

L’écriture est souvent perçue comme une activité intellectuelle ou créative. Pourtant, lorsqu’elle est vécue dans un cadre d’art-thérapie, elle devient un véritable outil de transformation intérieure. Elle permet d’accéder à des parts profondes de soi, parfois insoupçonnées, et de leur donner une forme, une voix, un espace d’existence.

L’écriture comme espace d’expression sensible

Dans un atelier d’art-thérapie, il ne s’agit pas de “bien écrire” ni de rechercher une performance littéraire. L’écriture devient un espace où l’on peut déposer ses émotions, ses sensations, ses images intérieures, sans jugement. Le texte devient un prolongement du corps et de l’âme, un lieu où l’on se dit autrement.

Mettre en mots pour se libérer

Les mots peuvent jouer un rôle de médiateurs : ils permettent d’apprivoiser des vécus parfois difficiles, de poser une distance avec la douleur ou l’angoisse, et d’éclairer des zones restées dans l’ombre. Écrire, c’est parfois déjà commencer à transformer : on clarifie ce que l’on ressent, on nomme ce qui semblait indicible, on se libère de poids intérieurs.

Un chemin de créativité et de découverte

Les ateliers d’écriture en art-thérapie ouvrent aussi un espace ludique et créatif. À travers des propositions variées — jeux de mots, écriture poétique, dialogues imaginaires, récits symboliques — chacun peut expérimenter de nouvelles formes de langage. Ces explorations favorisent la souplesse intérieure, stimulent l’imaginaire et développent une confiance dans ses propres ressources.

Un cadre sécurisant et bienveillant

Accompagnée par l’art-thérapeute, l’écriture s’inscrit dans un cadre contenant et respectueux. Les textes ne sont jamais évalués ni critiqués : ils sont accueillis comme des traces vivantes, des témoins d’un chemin personnel. Cet espace de non-jugement est essentiel pour permettre à chacun de s’autoriser à écrire, même s’il ne l’a jamais fait auparavant.

Pour qui ?

Les ateliers d’écriture en art-thérapie s’adressent à toutes les personnes en recherche de mieux-être, d’apaisement, de créativité ou de connaissance de soi. Ils peuvent être particulièrement aidants pour traverser des périodes de transition, pour exprimer des émotions enfouies, ou encore pour retrouver une liberté d’expression

✨ Écrire, c’est déjà créer.

Dans l’espace de l’art-thérapie, les mots deviennent des passerelles vers soi, vers les autres, vers une vie plus consciente et plus ouverte.

L’EMPREINTE

L’empreinte en art-thérapie est un concept qui renvoie à la trace laissée par le geste créateur, que ce soit sur un support matériel (papier, toile, argile, etc.) ou sur le psychisme du sujet. L’empreinte peut être considérée comme une manifestation de l’identité, de la singularité et de la subjectivité de celui qui crée. Elle peut aussi être un moyen d’expression, de communication et de transformation de soi.

L’empreinte peut prendre différentes formes selon les médiations artistiques utilisées en art-thérapie, comme la peinture, le collage, le modelage, etc. Chaque médiation a ses spécificités, ses avantages et ses inconvénients, selon les objectifs thérapeutiques visés et les besoins du patient. Par exemple, l’argile permet de renouer avec le plaisir du toucher, de faire et défaire à volonté, et de symboliser le passage d’un état à un autre. Le collage, quant à lui, permet de s’exprimer de manière détournée, à distance, en utilisant des images préexistantes, et de créer une composition qui fait miroir à l’état psychique du sujet.

L’empreinte en art-thérapie peut avoir plusieurs fonctions, selon les approches théoriques et pratiques adoptées par les art-thérapeutes. Elle peut être un outil de diagnostic, d’évaluation, de soutien, de stimulation, de révélation, de catharsis, de résilience, etc. Elle peut aussi être un objet de partage, d’échange, de dialogue, de médiation, entre le patient, l’art-thérapeute et le groupe. Elle peut enfin être un objet de valorisation, de reconnaissance, de plaisir, de beauté, pour le patient et pour les autres.

Les arts plastiques

giovanniseance10-3A travers l’utilisation de différents outils de création, l’art-thérapie permet de mettre en forme des images mentales, de construire des métaphores plastiques, qui symbolisent le psychisme de la personne.

Pour Jean-Pierre Klein, « il s’agit en quelque sorte de créer des mises en formes imaginaires de soi-même, des déclinaisons de son identité à travers des formes artistiques dans un parcours de créations qui provoquent peu à peu la transformation du sujet créateur, qui lui indiquent un sens, qui partent de ses douleurs et de ses violences, de ses folies, de ses joies aussi, de toutes ses intensités, de ses idéaux comme de ses forces obscures, pour en faire le matériau d’un cheminement personnel. » (Jean-Pierre Klein, Qu’est-ce que l’art-thérapie?)

Ainsi, l’art-thérapie s’adresse à ce qui demeure caché, inaccessible, enfoui.

Le rôle de l’art-thérapeute est de vous accompagner tout au long de ce parcours symbolique, d’une production à l’autre, en poussant le développement d’une forme. Avec beaucoup de prudence et de délicatesse, l’art-thérapeute aide ainsi la personne à débloquer des situations psychiques vécues comme inconfortables ou douloureuses. Être en situation de création permet en effet de renouer avec soi-même,  avec son désir, de mobiliser sa souplesse psychique et de retrouver une stabilité émotionnelle.

Consultez la page consacrée aux arts plastiques sur le site helenepolette.net

Théâtre et Image de soi

image-theatrePour un comédien débutant, l’entrée en scène est souvent une expérience un peu difficile suite à une peur que nous avons tous un jour connue: la peur d’être regardé, d’être vu dans toute notre vérité. Cette peur d’être sous les regards, ce désir d’être invisible traduit avant tout une incapacité : celle d’être soi-même. Il y a des choses que l’on voudrait ne pas montrer, des zones que l’on aimerait garder secrètes. Ces efforts  pour  se cacher  sont à  l’origine  des  diverses  anxiétés  qui  apparaissent  d’un coup  sur  le  plateau  de  théâtre.  La  scène  apparaît  ainsi  comme  un  révélateur,  un coup de projecteur sur les idées déformées et négatives que nous nous faisons de nous-mêmes…
La pratique du théâtre permet ainsi à la personne de se détacher légèrement d’elle-même pour redécouvrir sa propre image; cet espace entre soi et soi est une vraie possibilité de restructuration de l’individu.

C’est cet espace, précisément, que les ateliers de théâtre se proposent d’explorer. A travers des jeux, qui n’ont que l’apparence du récréatif, la globalité de la personne est  sollicitée,  afin  de  permettre  à  chacun  de  se  rendre  compte  de  ces  zones d’inaboutissement ou de non affirmation.

Le théâtre se pratique essentiellement en groupe. Les objectifs spécifiques de l’art-thérapie théâtre sont alors de stimuler le maximum de fonctions médiatrices du corps et d’impliquer l’individu dans une ouverture aux autres.

 

Consultez la page consacrée au théâtre sur mon site helenepolette.net

Atelier d’art-thérapie en classe ULIS

Reportage France 3 Bourgogne – 20 avril 2015

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A Chevigny Saint Sauveur, dans la communauté urbaine de Dijon, le collège Camille Claudel a mis en place une classe expérimentale qui associe en 3° des sportifs de haut niveau, des élèves en grande difficulté scolaire et des élèves en situation de handicap. Le but du projet : favoriser la solidarité entre des jeunes issus d’horizons très différents et proposer une pédagogie de la réussite qui valorise chaque élève. Les élèves sportifs sont invités à participer à un atelier d’expression animé par une art-thérapeute. Pour eux c’est une première, mais les élèves de l’ULIS (Unité pour l’Inclusion Scolaire) ont déjà participé à plusieurs séances. Un moment placé sous le signe du plaisir et du jeu pour apprendre à se connaître autrement.